Aides à la création
ACRE 2026 : qui y a droit, combien ça rapporte et comment la demander
Exonération ramenée à 25 %, demande sous 60 jours, publics éligibles : tout ce qui change pour l'ACRE en 2026, en micro-entreprise comme en société.
L'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) permet de réduire les cotisations sociales pendant les premiers mois d'activité. Elle a été sensiblement modifiée en 2026 : le montant de l'aide a baissé et les règles de demande se sont durcies. Voici ce qu'il faut savoir.
Ce qui change en 2026
Le décret du 6 février 2026 a réduit l'exonération :
- Pour les sociétés et les entrepreneurs individuels au réel (SASU, SAS, EURL, EI…), l'exonération passe à 25 % des cotisations concernées depuis le 1er janvier 2026.
- Pour les micro-entrepreneurs, l'exonération est passée de 50 % à 25 % à compter du 1er juillet 2026. Concrètement, un micro-entrepreneur bénéficiaire paie désormais 75 % du taux normal de cotisations au lieu de la moitié.
Pour un micro-entrepreneur en prestations de services libérales (taux normal de 25,6 % en 2026), le taux réduit passe ainsi d'environ 12,8 % à environ 19,2 % pendant la période d'exonération.
Qui peut en bénéficier ?
L'ACRE n'est plus accordée à tous les créateurs. Il faut appartenir à l'une des catégories suivantes :
- demandeur d'emploi indemnisé ;
- demandeur d'emploi non indemnisé inscrit au moins six mois au cours des dix-huit derniers mois ;
- bénéficiaire du RSA ou de l'ASS ;
- jeune de 18 à moins de 26 ans (moins de 30 ans en cas de handicap reconnu) ;
- créateur ou repreneur d'une entreprise implantée dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
- bénéficiaire de la PreParE (prestation partagée d'éducation de l'enfant).
Autre condition : ne pas en avoir bénéficié au cours des trois dernières années.
Combien de temps dure l'exonération ?
L'exonération s'applique du début de l'activité jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit la création, soit environ 9 à 12 mois selon la date de lancement. Créer en début de trimestre permet donc de profiter d'une période un peu plus longue.
Comment la demander ?
C'est le point le plus important : la demande doit être faite au plus tard dans les 60 jours suivant le début de l'activité. Passé ce délai, l'aide est perdue.
- Les micro-entrepreneurs font la demande auprès de l'Urssaf, avec le formulaire dédié, en joignant les justificatifs de leur situation (attestation France Travail, RSA, etc.).
- L'Urssaf dispose d'un mois pour répondre ; sans réponse, la demande est considérée comme acceptée.
Notez-le dans votre calendrier dès l'immatriculation : c'est l'oubli le plus fréquent.
L'ACRE vaut-elle encore le coup ?
Oui, même réduite. Sur une première année, l'économie reste de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros selon votre chiffre d'affaires. Mais elle ne doit pas guider le choix de votre statut ni la date de votre création : c'est un coup de pouce, pas un modèle économique.
Surtout, ne construisez pas votre prévisionnel sur la base du taux réduit sans prévoir la suite. À la fin de la période d'exonération, les cotisations reviennent au taux plein : votre prix de vente doit déjà en tenir compte.
À retenir
- Exonération ramenée à 25 % en 2026 (au 1er janvier pour les sociétés, au 1er juillet pour les micro-entreprises).
- Réservée à certains publics : demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux, jeunes, quartiers prioritaires…
- Demande à faire dans les 60 jours suivant le début d'activité.
- Un bonus de départ, à ne pas intégrer comme une ressource durable.
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Informations vérifiées en septembre 2026 (décret n° 2026-69 du 6 février 2026). Consultez le site de l'Urssaf ou service-public.fr pour la procédure à jour.
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